Pression atmosphérique et migraine : ce que montrent les études
Environ la moitié des personnes migraineuses disent que la météo déclenche leurs crises. Les études qui croisent des agendas avec des relevés météorologiques trouvent un lien chez certaines personnes, mais pas la même ampleur ni le même sens de variation de la pression, et pas chez toutes celles qui se croient sensibles.
Cette page est une traduction qui n’a pas été relue par un médecin. Lire l’original en anglais.
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Ce que disent les personnes concernées
- Parmi 1 207 patients d’un centre des céphalées à Atlanta, 53 % ont cité la météo comme déclencheur. Le stress (80 %), les hormones chez les femmes (65 %) et le fait de ne pas manger (57 %) ont été cités plus souvent (Kelman 2007).
- Dans une cohorte de Boston suivie par agenda, 49 % pensaient que la météo déclenchait leurs crises (rapporté dans Denney 2024).
Ce qu’ont montré les études par agenda
| Étude | Méthode | Participants | Résultat |
|---|---|---|---|
| Kimoto 2011, Japon | Agendas sur 1 an, station météo proche | 28 personnes migraineuses | Davantage de migraines lorsque la pression baissait de plus de 5 hPa entre le jour de la céphalée et le lendemain. Les changements de temps étaient liés à la migraine chez 18 personnes sur 28. |
| Okuma 2015, Japon | Agendas sur 19 jours à l’approche d’un typhon | 34 personnes migraineuses, 28 avec céphalée de tension | Migraines les plus nombreuses lorsque la pression était inférieure de 6–10 hPa à la valeur standard de 1013 hPa. Céphalée liée à la baisse chez 73–75 % des personnes migraineuses et 21 % du groupe de comparaison. |
| Zebenholzer 2011, Autriche | Agendas sur 90 jours, 11 variables météorologiques | 238 | Les premières associations n’étaient plus significatives dans la suite de l’analyse. La perception subjective de la météo n’était pas corrélée à la survenue ni à la persistance de la migraine. |
| Hoffmann 2015, Allemagne | Agendas sur 12 mois croisés avec la météo horaire | 100 personnes migraineuses | Aucun lien à l’échelle du groupe. Au moins 13 % étaient individuellement sensibles à la météo, sans sens constant. Il n’a pas été possible de prévoir les crises d’une personne à partir de la météo. |
| Li 2019, États-Unis | Agendas prospectifs | 98 | Humidité plus élevée liée au début des crises pendant les mois chauds. Aucun lien avec la pression ou la température. |
| Katsuki 2023, Japon | Application mobile sur les maux de tête | Utilisateurs de l’application, 37 % avec une migraine diagnostiquée | Pression plus basse liée à davantage de maux de tête. |
| Portt 2026, Canada | Agenda sur smartphone, série temporelle de cas | 7 418 utilisateurs, 69 808 crises | Baisses comme hausses de pression liées à un risque accru de crise, surtout au cours du premier jour. Le froid et certains polluants de l’air étaient également liés. |
Une revue de 2024 a conclu que les résultats récents sont incohérents (Denney 2024).
Pourquoi les résultats divergent
- Définitions différentes. Une étude compte une baisse de plus de 5 hPa d’un jour à l’autre, une autre un niveau inférieur à 1013 hPa, une troisième la variation sur 24 heures. Les chiffres ne sont pas directement comparables.
- Petits groupes. Plusieurs études comptent moins de 100 participants et quelques mois de données.
- Sensibilité individuelle. Dans l’étude de Berlin, au moins 13 % étaient sensibles, et pas au même type de variation. Les moyennes de groupe masquent ces personnes.
- Perception. Dans l’étude autrichienne, l’avis des personnes sur leur propre sensibilité à la météo n’était pas corrélé au moment de survenue ni à la durée de la migraine. L’attente et la mémoire peuvent faire paraître un lien plus fort qu’il ne l’est.
Unités
Les services météo indiquent la pression dans différentes unités. Les seuils des études ci-dessus, convertis :
| hPa (millibar) | pouces de mercure | mm de mercure |
|---|---|---|
| 1013 (standard) | 29,91 | 760 |
| 5 | 0,15 | 3,8 |
| 10 | 0,30 | 7,5 |
Comment le tester sur vous-même
- Notez les crises et la météo au fur et à mesure, pas de mémoire. Le NICE conseille d’envisager un agenda des céphalées pendant au moins 8 semaines, en y incluant les facteurs déclenchants possibles. L’agenda à imprimer comporte une colonne pour cela.
- Comptez des jours, pas des impressions. Comparez la fréquence de début des crises les jours suivant une baisse de pression et les autres jours.
- Attendez-vous à ce que cela prenne des mois. L’étude de Berlin a utilisé 12 mois par personne et n’a pas pu prévoir les crises isolées.
- Organisez-vous en fonction de ce que vous pouvez changer. The Migraine Trust rappelle que la météo ne se contrôle pas et que se concentrer excessivement sur les déclencheurs peut être contre-productif. Un lien connu aide à anticiper, par exemple en gardant un traitement de crise à portée de main lorsqu’une baisse de pression est prévue.
Sources
- Kelman L. The triggers or precipitants of the acute migraine attack. Cephalalgia 2007;27(5)
- Kimoto et al. Intern Med 2011;50(18):1923
- Okuma et al. SpringerPlus 2015, headache diaries during an approaching typhoon
- Hoffmann et al. Ann Clin Transl Neurol 2015, 12-month diaries matched to hourly weather data
- Medical University of Vienna: Weather is overestimated as a trigger of migraines (Zebenholzer et al., Cephalalgia 2011)
- Denney et al. Curr Pain Headache Rep 2024, review of weather and migraine (reports Li 2019 and Katsuki 2023)
- Portt et al. Environmental Epidemiology 2026, case-time-series analysis of smartphone diary data (Institute for Work & Health summary)
- NICE CG150. Headaches in over 12s: diagnosis and management. Recommendations
- The Migraine Trust: Common triggers
Vérifié à partir de ces sources le 28 octobre 2026. Comment cette page est rédigée et vérifiée